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Comment utiliser l’outil observations.be pour déterminer les aménagements prioritaires dans le bâti ?

Définir les espèces avant de choisir les mesures et aménagements est primordial pour s'assurer de la réussite du projet. Les auteurs de projet architectes sont invités à consulter les informations ci-dessous pour les aider cette démarche.

Les agents communaux et régionaux utilisent également observations.be pour repérer les bâtiments occupés dans le cadre de l’instruction d’un permis d’urbanisme ou de vérification pour des demandes de dérogation.

Informations préalables

L’outil est accessible en ligne  sur observations.be et dans le monde entier via observation.org ainsi que via l’application mobile.

Attention : il peut arriver qu'aucune observations d'une espèce en particulier ne soit visible.

Il y a plusieurs raisons possibles : 

  • Les informations sont cachées pour des raisons de protection de l’espèces.
    • Certaines observations particulières peuvent être rendues invisibles pour les autres utilisateurs (à l'exception de l’observateur lui-même et des administrateurs du site Internet), dans ce cas, on parle d'observation "sous embargo". 
    • Certaines observations peuvent-être "Obscurcies" (la donnée n’est pas cachée), les coordonnées géographiques précises ne sont pas visibles.

Par exemple, il n’est pas possible d’avoir des informations précises sur observations.be pour certains espèces de chauves-souris.

  • Personne n’a encodé ses observations pour cette espèce.

Il est important de savoir que certaines espèces de chauves-souris sont potentiellement présentes partout et peuvent entrer dans un bâtiment, même en cas de présence d’éclairage public (pour les espèces non lucifuges).

Les chauves-souris sont très discrètes et peuvent occuper des petites interstices sans que personnes ne soit au courant. De même, les martinets entrent dans leur cavité de nidification en volant à 60 km, silencieusement, à des hauteurs de 5 mètres ou plus, vers le haut des bâtiments. Il est donc courant que leur site de reproduction soit pas encore recensé et qu'aucun encodage n'apparaisse !

  • L’espèce n’est pas présente.

Définir les espèces avant de choisir les mesures et aménagements

La première chose à faire est de regarder quelles espèces sont susceptibles d’être présentes, autour d’un site voulu, et pour lesquelles des aménagements peuvent être envisagés.

1. Réaliser une présélection

Les naturalistes expérimentés peuvent déjà faire un premier tri, sur base de leurs connaissances et du contexte du projet, mais vous pouvez effectuer cette présélection sur base de la liste des espèces qui occupent potentiellement le bâti en consultant les informations concernant le type d’habitat et l’écologie de chaque espèce. Par exemple : Le Moineau friquet est un oiseau cavernicole des campagnes. Les conditions qui lui sont optimales sont les villages avec fermes, jardins, vergers et prairies, situés non loin de champs.

 

2. Effectuer une recherche sur observations.be

La première chose est, bien évidemment, de se rendre sur la page observations.be. Beaucoup d’options sont disponibles, cependant, elles ne sont pas toutes utiles pour les architectes. L’option qui peut s’avérer la plus utile est l’option explorer un site.

Vous êtes alors redirigé vers une carte de la Belgique. Vous pouvez alors écrire le nom d’un site. Le mot « type de site » fait référence à plusieurs échelles :

  • une commune, une localité, une réserve naturelle, un site d’intérêt biologique, une zone délimitée en particulier (parc, jardin, rivière…), etc.

Le choix doit se faire selon vos besoins. En choisissant le site, faites attention au type de site choisi.

Par exemple, dans l’exemple ci-dessous, nous souhaitons repérer les espèces autour du palais des princes-évêques à Liège. Après avoir recherché « Liège » dans la barre de recherche, nous avons sélectionné la localité.

La sélection vous amène sur une carte du site choisi avec des informations concernant sa superficie, le nombre d’observations recensées…

Allez sur l’onglet observation. Ici apparaissent l’ensemble des observations, dans un laps de temps donné. Ce laps de temps est fixé sur un an, il est préférable de l’augmenter à cinq ans.

Avec la liste préalablement faite des espèces susceptibles d’être présentes, sélectionnez une espèce voulue, cliquez sur « filtrer » suivi de « sous forme de carte ».

Attention, vous ne pouvez sélectionner qu’une espèce à la fois. Ce faisant, vous devez répéter l’opération précédente pour chaque espèce différente.

Vous pouvez maintenant zoomer sur la carte vers le lieu qui vous intéresse  afin de voir si une observation a été faite.

Les observations peuvent être sélectionnées, au niveau de leur date, et peuvent parfois donner des informations supplémentaires.

3. Prendre en compte les limites de l’outil

Les observations recensées sur cet outil ne représentent pas l’ensemble des individus présents, elles sont le fruit de différentes participations et n’importe quelle personne peut encoder une observation. Cela induit que certaines observations peuvent être des doublons et concernent le même individu. De plus, comme dit précédemment, certaines espèces sont sous embargo, et donc ne sont pas visibles sur l’outil. Ce faisant, ce n’est pas parce qu’il n’y a aucune observation que l’espèce n’est pas présente sur un site donné, un travail d’enquête, en parlant à des voisins, en cherchant d’éventuelles traces et autres, sur site est nécessaire (voir G11.R. Trouver des traces de présence d’espèces). Et même lorsqu’aucune trace n’est détectée, il est primordial de rester vigilant pour certains travaux.

4. Si nécessaire, effectuer une demande pour les données sensibles.

Lorsque les indices de présence sont élevés et que les travaux risquent de les impacter ou que l’on désire réaliser des aménagements spécifiques, une demande de données peut être faite auprès du service compétent.

Les informations sensibles sont uniquement disponibles si la demande est considérée comme  justifiée par les autorités compétentes.

En Wallonie, il est nécessaire d’effectuer une demande justifiée et précise et de signer une Convention de mise à disposition de données biologique auprès de la Direction de la Nature du DEMNA du Service Public de Wallonie. Voici le lien direct vers le formulaire observatoire.biodiversite.wallonie.be/cmdd/

Bonus : Une espèce peut en amener d’autres.

Les espèces sont interdépendantes. Les observations Sur/dans peuvent donner une indication. Mais attention, la présence d’une espèce sur un autre peut être accidentelle. Ce n’est pas une preuve que ces espèces sont liées.

Une autre utilisation de l’outil observations.be, est de voir quelles espèces peuvent se développer autour d’une autre. Cela peut se voir dans l’onglet « Sur/dans » sur la page d’une espèce en particulier. Cela permet de savoir, par exemple, quelles espèces peuvent se trouver sur un chêne pédonculé. C’est surtout pour prendre conscience qu’une espèce en amène d’autres.

Ci-dessous : Nous pouvons voir quelques espèces de papillons qui peuvent aller sur un chêne pédonculé. Évidemment, la liste est beaucoup plus imposante et regroupe diverses espèces.

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