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Comment utiliser l’outil observations.be en tant qu’auteur de projet  ?

Définir les espèces avant de choisir les mesures et aménagements est primordial pour s'assurer de la réussite du projet. Les auteurs de projet architectes sont invités à consulter les informations ci-dessous pour les aider cette démarche.

Informations préalables

L’outil est disponible dans le monde entier via observation.org

Définir les espèces avant de choisir les mesures et aménagements

La première chose à faire est de regarder quelles espèces sont susceptibles d’être présentes, autour d’un site voulu, et pour lesquelles des aménagements peuvent être envisagés.

Réaliser une présélection

Les naturalistes expérimentés peuvent déjà faire un premier tri, sur base de leurs connaissances et du contexte du projet, mais vous pouvez effectuer cette présélection sur base de la liste des espèces qui occupent potentiellement le bâti en consultant les informations concernant le type d’habitat et l’écologie de chaque espèce. Par exemple : Le Moineau friquet est un oiseau cavernicole des campagnes. Les conditions qui lui sont optimales sont les villages avec fermes, jardins, vergers et prairies, situés non loin de champs.

Consultation des espèces qui ont été observées

Si aucune observation n’est visible, soit : 

  • Il s’agit d’une espèce sous embargo. Les informations sensibles sont disponibles sur demande justifiée. C’est le cas, par exemple, pour les chauves-souris.
  • Personne n’a encodé ses observations pour cette espèce
  • L’espèce n’est pas présente.

 

Effectuer une recherche sur observations.be

La première chose est, bien évidemment, de se rendre sur la page observations.be. Beaucoup d’options sont disponibles, cependant, elles ne sont pas toutes utiles pour les architectes. L’option qui peut s’avérer la plus utile est l’option explorer un site.

Vous êtes alors redirigé vers une carte de la Belgique. Vous pouvez alors écrire le nom d’un site. Le mot « site » fait référence à plusieurs échelles :

  • un espace restreint. Il peut s’agir d’une commune, d’une localité, d’une réserve naturelle, d’un site d’intérêt biologique, d’un jardin, etc.

Le choix doit se faire selon vos besoins. Par exemple, dans mon cas, je souhaite regarder autour du palais des princes-évêques à Liège. La localité me semble alors appropriée.

Je tape donc « Liège » dans la barre de recherche et sélectionne, dans mon cas, la localité.

En choisissant le site, faites attention au type de site choisi.

La sélection vous amène sur une carte du site choisi avec des informations concernant sa superficie, le nombre d’observations recensées…

Allez sur l’onglet observation. Ici apparaissent l’ensemble des observations, dans un laps de temps donné. Ce laps de temps est fixé sur un an, il est préférable de l’augmenter à cinq ans.

Avec la liste préalablement faite des espèces susceptibles d’être présentes, sélectionnez une espèce voulue, cliquez sur « filtrer » suivi de « sous forme de carte ».

Attention, vous ne pouvez sélectionner qu’une espèce à la fois. Ce faisant, vous devez répéter l’opération précédente pour chaque espèce différente.

Vous pouvez maintenant naviguer sur la carte vers votre lieu de travail et regarder si une observation a été faite. 

Les observations peuvent être sélectionnées, au niveau de leur date, et peuvent parfois donner des informations supplémentaires.

Prendre en compte les limites de l’outil

Les observations recensées sur cet outil ne représentent pas l’ensemble des individus présents, elles sont le fruit de différentes participations et n’importe quelle personne peut encoder une observation. Cela induit que certaines observations peuvent être des doublons et concernent le même individu. De plus, comme dit précédemment, certaines espèces sont sous embargo, et donc ne sont pas visibles sur l’outil. Ce faisant, ce n’est pas parce qu’il n’y a aucune observation que l’espèce n’est pas présente sur un site donné, un travail d’enquête, en parlant à des voisins, en cherchant d’éventuelles traces et autres, sur site est nécessaire (voir G11.R. Trouver des traces de présence d’espèces). Et même lorsqu’aucune trace n’est détectée, il est primordial de rester vigilant pour certains travaux.

Le saviez-vous ? Une espèce peut en amener d’autres.

Une autre utilisation de l’outil observations.be, pour les architectes, est de voir quelles espèces peuvent se développer autour d’une autre. Cela peut se voir dans l’onglet « Sur/dans » sur la page d’une espèce en particulier. Cela permet de savoir, par exemple, quelles espèces peuvent se trouver sur un chêne pédonculé. C’est surtout pour prendre conscience qu’une espèce en amène d’autres.

Ci-dessous : Nous pouvons voir quelques espèces de papillons qui peuvent aller sur un chêne pédonculé. Évidemment, la liste est beaucoup plus imposante et regroupe diverses espèces.

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