Comment repérer les colonies de pipistrelles dans les bâtiments autour de chez vous ?
Une méthode pour repérer les gîtes d'été des pipistrelles
Dans l’Écho des Rhino n° 72, d’avril 2012, Michel Corroy nous explique sa méthode pour trouver des gîtes d’été de chauves-souris lorsqu’on ne dispose d’aucune information préalable.
Cette méthode est fiable pour une colonie d’au moins 10 individus. Elle ne requiert aucun matériel spécifique et est à la portée de tous ! Le repérage est rapide et ne dérange pas les animaux. Il faut simplement être au bon endroit et à la bonne heure !
Le moment le plus favorable est à l’aube d’une journée chaude. Il faut sortir quand il fait encore nuit pour ne pas se louper !
En effet, lorsqu’elles reviennent après une nuit de chasse, elles ne regagnent pas immédiatement leur gîte. À la dernière seconde, elles renoncent à se glisser dans l’ouverture du toit et refont un tour de piste. On voit alors une nuée de chauves-souris tournoyer devant l’entrée du gîte principal ou des gîtes secondaires. Les déplacements se limitent à quelques mètres devant le gîte. Ici, comme il s’agit d’une même colonie composée principalement de femelles, il ne s’agit pas véritablement d’un comportement de « rendez-vous » ou de « swarming » qui a lieu en automne à proximité des gîtes d’hiver et qui rassemble un grand nombre d’individus de plusieurs espèces.
Le temps d’observation de ce phénomène est court, de quelques minutes à un quart d’heure pour les plus grosses colonies. Cette fourchette est d’autant plus étroite que la colonie est petite.
Certains individus rentrent après tout le monde ; dans ce cas, ils ne traînent pas et font souvent un ou deux simulacres rapides avant de rentrer.
Comme on pouvait s’y attendre, les entrées se trouvent souvent, du côté le mieux exposé à la chaleur, c’est-à-dire du côté sud.
L’idéal est de circuler à vélo, car cela permet de se déplacer à son rythme, rapidement ou lentement, et surtout sans bruit pour le voisinage.
Il est préférable de se familiariser avec cette méthode de détection sur des colonies connues. En effet, certains quartiers sont de véritables déserts en raison du manque de gîtes adaptés, ce qui pourrait laisser penser que cette méthode n’est pas fiable.
Une fois les gîtes repérés au petit matin, l’identification précise de l’espèce et le décompte exact des individus
peuvent se faire lors de la sortie de gîte, en début d’une chaude nuit d’été.
Bonne chasse aux amateurs !
