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G13.R En cas de démontage ou de démolition, rester extrêmement vigilant quant à la présence de la faune dans le bâti.

En cas de démolition ou de démontage partiels (toiture, bardage…), il est important de rester extrêmement vigilant et de repérer toute trace d’occupation d’espèces protégées. Leur habitat est protégé, qu’ils soient présents ou absents temporairement.

S’abstenir de faire des travaux, tout du moins à certains moments de l’année (période de nidification, d’hibernation…), prendre des mesures lors du chantier.

Attention, certaines espèces, telles que les chauves-souris, le martinet ou le Lézard des murailles, sont particulièrement discrètes.

Il vaut toujours mieux prévenir que guérir et réaliser un inventaire préalable, surtout lorsque  le risque de présence d’espèce est important : isolation des toitures, à l’arrière des parements en brique, des murs avec présences de fissures ou de cavités…

  • La vérification de la présence d’espèce doit être plus poussée pour certains travaux spécifiques : isolation des murs par l’extérieur, remplacement de la couverture de toiture, isolation par soufflage derrière un parement, sablage ou nettoyage à haute pression… Et plus particulièrement pour les travaux de calorifugeage qui sont potentiellement dangereux.
  • Réaliser une endoscopie afin de détecter la présence d’espèces protégées avant de calorifuger ou d’isoler une cheminée tubée, une lame d’air derrière un parement en brique ou tout autre espace potentiellement occupé (trous de ventilation…)

Si l’habitat risque d’être modifié, déterminer les mesures de protection et mesures compensatoires envisagées avec l’aide d’un ou d’une spécialiste et déposer une demande de dérogation auprès de l’administration.

Détecter les passages et espaces occupés au niveau des murs en maçonnerie. 

Solution 1 : considérer que toutes les cavités de plus de 2x4 cm sont potentiellement occupées par des chauves-souris, ou sont potentiellement des accès à des cavités à l’intérieur de la maçonnerie pour des oiseaux.

Solution 2 : faire appel à un ou une naturaliste expérimenté(e) afin de repérer les espaces potentiellement occupés et de faire un marquage pour les oiseaux, pendant la période de nidification (car un inventaire en dehors de cette période ne va pas permettre d’obtenir des résultats complets) et pour les chauves-souris une année à l’avance (un cycle complet).

Le planning d’interventions doit éviter à tout prix la période d’hibernation ou de reproduction des espèces. Le rejointoyage pourrait donc être planifié fin août avec la sûreté que plus aucun oiseau ne niche et plus aucune chauve-souris ne soit présente. 

Protéger les espèces déjà présentes

→ Lorsque des espèces protégées sont présentes, une demande de dérogation doit être introduite si les travaux sont susceptibles de perturber les espèces. 

Se renseigner auprès d’un ou une spécialiste pour savoir quand et comment réaliser les travaux et demander une dérogation si nécessaire. Celle-ci doit être introduite auprès du Service public de Wallonie. Plus d’information pour demander une dérogation aux mesures de protection des espèces sur wallonie.be.

Si un permis d’urbanisme est nécessaire, la demande de dérogation doit être jointe.

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