Choucas des tours
Maître des clochers
Coloeus monedula
Le choucas est un oiseau cavernicole et colonial, il est commun dans toute la Wallonie, à l'exception des grands massifs forestiers. Il s'installe volontiers dans des bâtiments inoccupés ainsi que dans des conduits de cheminées inactives. Il adopte également des nichoirs adaptés, posés dans des arbres et dans des bâtiments.
Le choucas des tours, Coloeus monedula, vit généralement en colonies, comptant parfois quelques dizaines de couples, mais souvent moins de cinq ; tout dépend du nombre de cavités disponibles.
Les choucas ont peu d'ennemis naturels. À plus ou moins longue échéance, on pourrait cependant assister à une raréfaction significative de leurs populations, précisément par manque de gîtes de nidification.
Description morphologique
Le Choucas des tours est plus petit que la Corneille. Son plumage est gris très foncé, à l'exception de sa nuque plus claire. Il a les yeux pâles.
Écologie
Le Choucas est un cavernicole grégaire qui se nourrit en milieu ouvert. Il se retrouve dans divers milieux comme les campagnes, les parcs, les zones urbanisées et les carrières. La cavité qu'il utilise pour nicher peut-être située dans un arbre, un bâtiment ou une paroi rocheuse. Omnivore. Les couples sont en général unis pour toute la vie.
Habitat
L’espèce est cavernicole et vit le plus souvent en colonies, quoique l’on observe aussi des couples isolés en forêt et dans des cheminées d’habitation. Elle occupe aussi bien des cavités naturelles (rochers escarpés, vieux arbres, terriers de lapins, colonies d’hirondelles de rivage) que des cavités créées par des activités humaines (carrières abandonnées, ruines, usines, clochers, etc.). Un site favorable est réoccupé indéfiniment. L’absence de cavités disponibles dans les zones rurales de Basse et Moyenne Belgique semble être un facteur limitant la croissance de la population. Cela n’explique cependant pas parfaitement la faible densité de cette espèce omnivore dont les potentialités paraissent énormes. Le dénichage dans les habitations, l’emploi d’insecticides pour les graines de betteraves et de céréales, ainsi qu’un faible taux de survie des jeunes pendant les périodes sèches de l’été font partie des causes les plus importantes de la limitation des populations. Mais certaines exigences écologiques de l’espèce sont sans doute encore mal connues.
Sources : Atlas des oiseaux nicheurs de Belgique, Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique, Bruxelles, 1988
Le choucas et le bâti
Le choucas construit son nid à l'aide de branchettes et de matériaux divers (paille, bouts de cordes, bouse de vache, débris de carton et papiers ...). La quantité de ces matériaux peut devenir problématique, sans compter les risques d’incendies.
Il est important de ne pas confectionner des cavités sans chicane de plus de 30 cm de côté afin d'éviter qu'ils soient adoptés par l'Effraie des clochers.
La présence de choucas dans un clocher ou des combles n'est en rien un obstacle à la colonisation par les chauves-souris. Elle pose cependant d'autres problèmes, en particulier dans les clochers où l'apport massif de branchages est gênant et dangereux pour l'équipement mécanique et électrique des horloges et des cloches. La quantité de ces matériaux entrave parfois l'accès au clocher.
Statut
LC : non menacée
Sources : Liste rouge 2010 des oiseaux nicheurs de Wallonie (Atlas des oiseaux nicheurs de Wallonie, Aves).
Tendance à la hausse entre 2008 et 2018.
Source : Liste rouge des espèces menacées réalisée à partir de la liste rouge des oiseaux nicheurs menacés en Wallonie en 2021 dans Aves 58/2 - 2021
Stratégie de conservation
Pas de stratégie identifiée. Espèce non menacée, mais vulnérable aux aménagements de combles et clochers (voir le programme Effraie) ainsi qu'à la disparition de vieux arbres à cavités (parcs et allées boisées).
sources : biodiversité.wallonie.be
Sources
- biodiversité.wallonie.be
- Guide pour l’aménagement des combles et clochers des églises et d’autres bâtiments
- Atlas des oiseaux nicheurs de Belgique, Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique, Bruxelles, 1988