G26. Conseils généraux pour la végétalisation
Les conseils ci-dessous sont librement inspirés des principes de la charte du réseau nature de Natagora*.

© Barbara Caci
- Créer un environnement sécurisé, accueillant qui permet aux espèces animales de circuler et de s’alimenter.
Renforcer le maillage écologique pour éviter la fragmentation des paysages à l’échelle des populations animales et des végétaux, soutenir et faciliter la mobilité des espèces (alignement d’arbres, haies, points d’eau, etc.), éviter les causes d’accidents (verre, cheminées…) de toutes natures et les pollutions sonores et lumineuses, éviter les soucis lors du chantier…
- Varier les espèces et les milieux.
Sur un balcon, une terrasse ou une toiture végétalisée, il est possible d’avoir plusieurs types de milieux, espace minéral, tas de bois mort, talus de terre orienté au soleil, un plan d’eau (même de quelques centimètres de haut)…
- Privilégier l’utilisation de plantes indigènes qui offrent nourriture et habitat à la faune.
En effet, les variétés horticoles, parfois attractives, peuvent être des pièges pour les insectes. Il faut y être attentif, car cela peut être pernicieux, comme pour le bleuet sauvage à fleurs simples et la variété horticole à fleurs doubles.
- Proscrire l’utilisation de pesticides chimiques
En plus d’être toxiques pour la santé, ces produits laissent souvent des résidus polluants dans l’environnement. De plus, ils rompent les équilibres naturels du milieu, qui suffisent souvent, à terme, à enrayer un déséquilibre ponctuel causé par exemple par l’attaque de parasites. Si une intervention est vraiment nécessaire, on choisira les techniques manuelles ou les produits biologiques.
- Accepter la spontanéité végétale
En effet, la terre arable contient un stock de graines en dormance. Celles-ci peuvent germer, pour certaines, même après des centaines d’années.
- Récupérer l’eau de pluie et veiller à sécuriser les citernes et autres points d’eau.
Préserver l'eau, c'est protéger la vie !
- Limiter les espèces exotiques invasives.
Les plantes exotiques peuvent potentiellement devenir dangereuses et envahissantes. Lors du chantier, veillez à prendre des mesures pour les éradiquer, ou tout du moins les contenir. En effet, les rhizomes de la Renouée du Japon peuvent atteindre une profondeur de plusieurs mètres, les couper peut redonner de la vigueur à la plante.
Pour aller plus loin
- Fiches-conseils pour un jardin naturel du Réseau Nature de Natagora
- Pas besoin de grandes surfaces ni de gros investissements avec les fiches actions 1 m² pour la nature.
- Gérer les plantes invasives : biodiversite.wallonie.be
- Liste d’espèces indigènes ou adaptées à l’environnement local et non envahissantes, susceptibles d’être plantées aux abords des bâtiments en milieu urbain et suburbain environnement.brussels

© Gilles Cogneau
*Les 5 points de la charte du réseau nature
- Renoncer aux pesticides chimiques de synthèse
- Préserver les milieux naturels et ne pas développer des activités humaines entraînant leur destruction.
- Privilégier les plantes indigènes qui existent à l’état sauvage dans ma région.
- Encourager la spontanéité et la diversité de la vie sauvage.
- Restreindre le développement des espèces exotiques invasives.
Plus d'informations sur reseaunature.natagora.be