G21. Conseils généraux pour la faune
Voici quelques précautions, conseils ou informations à prendre en compte avant d’entreprendre de réaliser des aménagements pour accueillir la biodiversité dans le bâti.
- Penser à intégrer les aménagements, le plus tôt possible.
- Suivant chaque espèce, vérifier si l’environnement est adapté dans un certain périmètre : eau, nourriture, matériaux, possibilité de circuler librement…
- Prévoir un nombre de gîtes suffisants, pour les espèces grégaires ou pour offrir plusieurs types de climats intérieurs. Les aménagements doivent permettre un confort optimal. Certaines espèces apprécient les endroits chauds, d’autres des espaces plus frais et plus ouvert. Soyez donc attentif à l’orientation des espaces occupés et des accès. Ceux-ci doivent être protégés des intempéries et des surchauffes.
- Il est impératif de faire en sorte que le gîte soit protégé des prédateurs : proximité de plantes grimpantes, de tuyaux, de descente, d’arbre…
Quelles solutions possibles ?
On peut intégrer des gîtes de différentes manières dans un bâtiment, mais les espaces, gîtes et cavités intégrées offrent un meilleur confort, ils sont mieux protégés des intempéries et doivent donc être privilégiés, lorsque c’est possible, par rapport à la pose de nichoirs en applique. Sauf pour les hirondelles qui construisent leur nid elles-mêmes, ou lorsque les nichoirs sont protégés par un avant-toit ou une corniche saillante.
- À l’intérieur du bâtiment : Dans les combles, caves, grenier, granges et tout autre espace chauffé indirectement, ou non chauffés avec des accès vers ces espaces.
- Dans le coffrage et les murs extérieurs
Construction neuve :
- Réalisation de fissures et de cavités ouvertes ou fermées dans les maçonneries, inclusion de caissons préfabriqués, de réserves avant de couler le béton en vue d’une pose de caissons…
Rénovation :
- Conservation de cavité existante telle que les trous de boulin. Fermeture partielle, soit sur la moitié de la hauteur du trou (création d’une cavité semi-ouverte pour les Bergeronnettes grises et des ruisseaux, le Troglodyte mignon, le Gobemouche gris, le Rougequeue noir et le rouge-gorge), soit sur toute la surface avec une petite ouverture de 64 x 32 mm (création d’une cavité fermée pour martinets ou chauves-souris).
- Conservation des fissures stables, omission de rebouchage des joints donnant accès à l’espace entre le parement et le mur, si cela ne met pas en péril l’étanchéité ni la qualité thermique du bâtiment.
- Perçage de plusieurs trous, non traversants, de 2 à 15 mm, dans quelques pierres d’un mur extérieur, à l’abri des vents dominants, pour l’accueil des abeilles et guêpes solitaires.
- Directement inclus dans l’isolation extérieure. Il n’y a pas de ponts thermiques si les gîtes ou nichoirs sont situés sur les parois en contact avec des espaces non chauffés, des cheminées ou sur des murs acrotères. Pour les parois en contact avec des espaces chauffés, on peut placer un isolant plus fin derrière ou prévoir une réserve dans la paroi afin de placer une isolation complémentaire derrière le gîte.
En excroissance (moins recommandé) : Des nichoirs très variés pour la nidification des oiseaux, des gîtes pour les chauves-souris en période de reproduction, en intersaison, voire en hivernage, des abris pour les insectes.